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Maîtrise des nuisances olfactives sur les TMB

Sur tout site de traitement de déchets organiques, la maîtrise des odeurs constitue un facteur clé qui conditionne son acceptation par les riverains et donc sa pérennité. C'est pourquoi, au-delà des contraintes réglementaires, il est indispensable d'intégrer la problématique des odeurs dès la conception du projet, puis à tous les stades d'avancement de celui-ci jusqu'à la post-exploitation du site.

Contexte réglementaire de la gestion des odeurs pour les installations classées

En matière de TMB, installations classées soumises à autorisation, c'est l'arrêté du 22 avril 2008 « fixant les règles techniques auxquelles doivent satisfaire les installations de compostage ou de stabilisation biologique aérobie soumises à autorisation en application du titre Ier du livre V du code de l'environnement » et sa circulaire de mars 2009 qui s'applique aujourd'hui à toutes les nouvelles unités et dans un délai de 3 ans pour les unités existantes.

A noter l'apparition de l'arrêté du 10 novembre 2009 concernant les installations de méthanisation qui demande pour les nouvelles installations la mise en œuvre d'un état initial olfactif selon la norme NFX 43-103 et d'un état final olfactif dans un délai d'1 an après sa mise en service en sus des exigences des arrêtés et circulaire précédemment évoqués pour les installations comprenant des process de compostage et méthanisation.

En application de ce texte, l'étude d'impact, intégrée au Dossier de Demande d'Autorisation d'Exploiter l'installation, doit intégrer une simulation des émissions olfactives qu'elles soient continues ou discontinues, surfaciques, canalisées ou diffuses, des différents ateliers et leur dispersion dans l'environnement. Pour les TMB, la section IV de l'arrêté précité fixe ainsi des contraintes spécifiques pour :

- les installations générant un débit d'odeur supérieur à 20 x 106 uoE/h non situées « dans une zone de sensibilité particulièrement faible »

L'objectif de qualité de l'air ambiant, visé dans l'étude d'impact, vise à limiter la concentration d'odeur imputable à l'installation dans un rayon de 3 000 mètres au-delà de la limite de propriété de l'installation à une valeur de 5 uoE/m³ sur une durée de plus de 175 heures par an, soit une fréquence de dépassement de 2%.

De la bonne évaluation des charges odorantes à l'évaluation de l'impact olfacitf jusqu'à la mise en œuvre d'un observatoire des odeurs

De façon pratique, pour répondre aux exigences réglementaires, le volet de l'étude d'impact consacré à la gestion du risque de nuisances olfactives doit comprendre :

  • une caractérisation des sources d'odeurs

une campagne de mesures sur site permet d'établir la liste de l'ensemble des sources d'odeurs du site, avec ses caractéristiques de concentration d'odeur (uoE/m3) et de débit. Ces mesures doivent être réalisées par un bureau d'étude dont le laboratoire est accrédité COFRAC pour les analyses olfactométriques (norme EN 13 725) ou agréé par le ministère de l'environnement.

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Système de prélèvement (source AROMA CONSULT)

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Vue sur 3 postes de mesure : 2 cornets et un pocket PC par poste (source AROMA CONSULT)

A souligner que, pour le diagnostic « odeurs » il est nécessaire de réaliser, de façon complémentaire, des mesures chimiques de composés odorants et des mesures olfactométriques de flux d'odeurs. De la même façon afin d'identifier et de quantifier complètement les sources d'odeurs du site des tests sur la ventilation et des mesures sur les émissions diffuses par gaz traceurs SF6 sont fortement conseillées. L'expérience montre que les problématiques odeurs ont de façon non négligeable comme origines les sources diffuses d'odeurs qui de fait sont libérées à l'extérieur des bâtiments sans traitement préalable.

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Les méthodologies mises en œuvre lors d'un diagnostic odeur du site (mesures d'odeurs, essais fumigènes, mesures émissions diffuses par gaz traceur, performance des systèmes de désodorisation,..constitue alors une étape essentielle qui doivent être mise en œuvre par des laboratoires accrédités COFRAC et spécialisés en odeur car elles conditionnent la qualité et fiabilité du diagnostic odeur.

Accréditation N°1-1964 / Portée disponible sur le site www.cofrac.fr

  • une étude de dispersion

sur la base de la campagne de mesures, un modèle de simulation de type gaussien (ISC3, ,...ou de type Lagrangien (Calpuf,...) est développé à partir de données météorologiques sur plusieurs années afin d'évaluer l'impact des émissions mesurées et vérifier le respect des critères de qualité définis dans l'arrêté.

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  • Une démarche en « relation avec les riverains », le système ODOURMAP

Une gestion efficace des nuisances olfactives nécessite l'implication des riverains et la prise en compte de leurs attentes, en particulier pour ce qui concerne l'échange d'informations et la communication avec l'exploitant.

La mise en œuvre sur une durée de 1 an de réseaux de sentinelles (10 à 20 personnes) choisis parmi les riverains volontaires, de réseaux de messagers, permet de faire le lien entre les possibles impacts olfactifs du site et les perceptions d'odeurs pouvant être ressenties dans le voisinage.

Ces outils et méthodologies, permettent d'avoir des photographies de l'intensité et de la gêne ponctuellement perçue et de rendre compte de ces résultats quasi en temps réel gràce à l'utilisation du WEB. Elles permettent donc d'établir un contact direct entre les riverains volontaires, l'exploitant et la collectivité.

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Traitements des odeurs

Les installations de TMB génèrent des flux d'air pollué qui doivent être épurés avant rejet à l'extérieur. La sensibilité de l'environnement immédiat du site, et en particulier la proximité des riverains, et les contraintes environnementales plus générales imposées par le nouvel arrêté français permettent de définir les objectifs à atteindre.

Les débits à traiter dépendent des caractéristiques des procédés de production et en particulier des flux d'air process, mais également du dimensionnement de la ventilation des locaux qui peuvent ainsi produire un ou plusieurs flux d'airs de plus ou moins concentrés en polluants.

Classiquement, les odeurs extraites par le système de ventilation sont traitées par des méthodes destructrices et, sur les unités de TMB en France, on distingue classiquement des équipements de type mixte, avec laveur chimique puis biofiltre, des systèmes « tout chimique ».

Dans le cas des TMB, une grande diversité de composés odorants sont présents en quantité significatives et suffisantes pour apporter un niveau d'odeur important. Parmi ces familles de composés nous pouvons cités les soufrés, les aldéhydes-cétones, les amines, les acides gras volatils, les alcools,

Les filières de traitement mises en œuvre sont principalement constituées d'un ensemble de laveurs et d'un affinage sur un biofiltre de type organique. L'ensemble de laveurs est constitué d'un laveur acide suivi d'un laveur javel-soude qui permet l'élimination des composés azotés et soufrés réduits. Les biofiltres biologiques mis en œuvre à l'aide de garniture naturelle (tourbe, fibres de coco, écorces) ou minérale (zéolite, résines polymères...) permettent de traiter d'autres familles de composés (aldéhydes-cétones, AGV, Amines,...). Lors de son passage dans le biofiltre, l'effluent gazeux est épuré par contact avec un biofilm de quelques millimètres d'épaisseur humidifié en permanence par pulvérisation d'eau.

Certaines filières de traitement des odeurs sont complétées par des filtres à charbon actif qui ont une bonne efficacité vis à vis de la plupart des composés olfactifs, en particulier des « autres composés » évalués globalement par la mesure des COV.

Selon les retours d'expériences d'AROMA CONSULT sur certains TMB les rendements, les concentrations d'odeurs, les flux d'odeurs, ainsi que les concentrations des composés chimiques obtenus en amont et en aval de systèmes de traitement d'odeurs constitués d'une tour acide, d'une tour soude/javel et d'un biofiltre à base de tourbe et d'écorce de bois sont indiqués dans le tableau ci-dessous :

concertation

Concentrations d'odeurs et de composés chimiques en mg/l (source AROMA CONSULT - ODOURNET)

rendement

Rendement % mini-maxi sur une filière laveur + biofiltre (source AROMA CONSULT - ODOURNET)

Nous contacter

Sébastien COUGOULIC, Directeur

Pôle d'expertise air et odeurs

Tél : 06-10-09-53-99 ou + 33 (6) 10 09 53 99

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